ŒUVRE NUTRISCO & EXTINGO

Dans le cadre du projet Nutrisco & extingo, a été invité l’artiste Dieudonné Cartier à co-réaliser avec les étudiants deux boîtes de transport : l’une est une crédence pour entreposer les aliments, l’autre est une sorte de cabinet de curiosités contenant les œuvres des étudiants.

 

Nutrisco & extingo, 2018. Esad-TALM/château d’Oiron

 

François Parmantier, Bataille, 2018, 90 x 55, carte 350 g.

© F Parmantier

Collecte des représentations picturales des fruits et des armes au château d’Oiron, donnant lieu à une ré-appropriation et à la création d’un jeu de cartes. Pour jouer, il faut trouver les règles du jeu dans l’enveloppe.

 

 

Amandine Barreteau, Sucre d’Or, 2018, sucette, feuilles d’or

© Amandire Barreteau

Ramassé autour du château d’Oiron, ce bonbon perdu est une trace du passage des visiteurs. Dévêtu de son emballage plastique, le bonbon est recouvert d’or. Perdant sa fonction d’ aliment, il devient objet de contemplation échappant ainsi à sa destruction.

 

Jeanne Tucoulet, Portraits, 2018, dimensions variables, édition, nappe, couteau d’office et économe.

© Jeanne Tucoulet

La collecte au château d’Oiron a consister à s’intéresser aux fruits, légumes et fleurs dans les représentations et décors des différentes salles. Portraits se construit sur nos manières d’éplucher une pomme de terre en les rassemblant dans une édition. La pièce peut être performée en utilisant la nappe et les couteaux et venir compléter les portraits déjà réalisés.

 

Julie C. Fortier, LUX, 2017-18, parfum.

© Julie C. Fortier

NOV LUX est un parfum-portrait des jardins autour du château d’Oiron en novembre. Il est fait à partir des plantes lorsque les journées raccourcissent et que le froid commence à sévir. Utiliser les plantes qui ne sont pas nécessairement dans leur climax olfactif et qui pourraient être les résidus du passage du jardinier donne un parfum certes singulier, mais il reflète surtout ce rapport à la lumière dont les plantes tirent leur énergie. Il présente des notes fraîches et agrestes en têtes, évolue en cœur avec des notes fleuries poudrées pour s’assoupir sur un fond boisé légèrement fumé.

 

Joanna Delecroix–Rouillon, Bruit de fond, 2018, casques audio et mp3.

© Joanna Delecroix-Rouillon

Une promenade dans les différentes pièces du château d’Oiron retranscrite en un enregistrement audio dresse le portrait de son bruit de fond. Allumez le mp3, mettez le casque sur vos oreilles, promenez-vous avec ces sons intrinsèques au lieu.

 

Théo Michel, A(lcool)mphore, 2018, dimensions variables, 5 amphores, liège, liqueur de poire, métal, édition

© Théo MIchel

Prélever sur le lieu de collecte des poires pour les conserver sous forme d’alcool et prélever de l’argile pour en faire des amphores ; penser l’aliment par rapport à son lieu de prélèvement et à la manière d’en partager l’expérience; lors de dégustations à des banquets et par diffusion de son odeur enivrante de poire là où le dispositif est exposé sur sa boîte-support.

 

Charlotte Sadowczyk, Extinguodor, 2018, briques de lavande et de marrons compactés, râpes, poignée.

© Charlotte Sadowczyk

Collecte et sélection d’éléments entourant le château connus du langage de la gastronomie et à forte fragrance. Tirez sur la poignée, le tiroir ne s’ouvre pas. Par ce geste, vous détruisez l’objet interne au tiroir. Or si vous vous penchez sur la fente sur la gauche, vous aurez comme expérience, l’odeur de la dégradation.

 

Sophia Khalfa, Ma vitrine, 76x33x14 cm, objets, bois, plexiglas

© Sophia Khalfa

Créer un lien entre la mémoire, l’histoire et le réel à partir d’éléments collectés ou fabriqués. S’approprier les collectes des autres et ainsi participer à la reconstruction d’une mémoire collective autour du château. Mis sous vitrine, ces éléments donnent à voir une quantité d’informations sur le lieu, à assimiler, à absorber et à exploiter.

 

Lora Lam Kon Seng, Château ambulant, création sonore, 2018

© Lora Lam Kon Seng

Enregistrement de la salle des peintures. Capter le silence. Enregistrer les relations qu’a le corps à l’espace. Quand une salle vide et silencieuse rencontre un corps en mouvement. Recréer un espace à travers un autre, une ambiance nouvelle en accord avec le contexte.

Reflets actuels, 5 lames de miroir, 2018

Écho à la salle des peintures qui représentent des scènes mythologiques de l’époque. Encastrés dans la boîte, elles reflètent le monde actuel.

 

Manon Laurent, Nuancier, 820 X 70, décoction, bocaux,  liège, 2018

© Manon Laurent

Présenté comme un nuancier, ce panel chromatique est issu d’une collecte de déchet organique. Récolté quotidiennement, ces couleurs inconstantes et éphémères s’apparentent au processus évolutif des peintures et pigments médiévaux. Par l’action du temps et de la lumière, intervient le phénomène de destruction.

 

Maxime Buono, Tooping on my heart, 2018, dimensions variables, micro environnement, diorama, mousse expansive, plantes artificielles, aquarium, paillettes iridescentes, téléphone portable

© Maxime Buono

Réflexion sur les sentiments amoureux dans leurs extases ainsi que dans leurs aspects dévastateurs. Comment ces sentiments s’étendent jusque dans l’usuel (ici le téléphone portable) et teintent la vie de l’individu qui en devient victime.

 

Talilah Etoa Epée, Bisous, 200×400, mixed media, 2018

© Tahlila Etoa Epée

Création d’une scène représentant un cercueil foisonnant de fleurs et de strass. Embrassant l’ensemble de la boîte et ne laissant aucune partie de bois visible cette installation fait référence à la salle du roi, riche en dorures, du château d’Oiron.